Le Russe Alexandre Kouznetsov qui dirigeait cette instance a décidé de quitter ses fonctions, selon les informations du « Monde », au grand soulagement des Occidentaux.

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 Alexander Kuznetsov, le président du Comité du Patrimoine mondial de l’Unesco, en 2017.

La nouvelle a de quoi soulager les Occidentaux, et devrait mettre un terme à la paralysie du Comité du Patrimoine mondial de l’Unesco déclenchée par la guerre en Ukraine. Le président de cette instance, le Russe Alexandre Kouznetsov, a décidé, d’après nos informations, de quitter cette fonction. Après des mois d’incertitudes, le diplomate a annoncé son retrait, mardi 22 novembre, dans un courrier envoyé aux membres du Comité du Patrimoine mondial. Officiellement, sa décision serait motivée par son prochain départ à la retraite, même si M. Kouznetsov aurait eu la possibilité, en temps normal, de rester à son poste.

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Ce départ plutôt inattendu survient alors que l’organe chargé d’inscrire les sites architecturaux ou naturels les plus remarquables de la planète sur la liste du Patrimoine mondial est bloqué par les tensions générées par l’invasion russe de l’Ukraine. « Cette démission n’est pas tombée du ciel, elle est le fruit d’une intense médiation de la direction générale de l’Unesco en vue de déploquer le comité jusqu’ici paralysé », dit un diplomate. L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture avait dû se résoudre, en avril, à reporter sine die la réunion annuelle de ce comité, initialement prévue en juin dans la ville russe de Kazan.

Isoler diplomatiquement Moscou

Un mois après le début de l’invasion russe, la décision avait été prise après de longues tractations, qui reflétaient, comme dans d’autres instances des Nations unies, la difficulté qu’ont les Occidentaux à isoler diplomatiquement Moscou, soumis par ailleurs à des sanctions massives. Plus d’une quarantaine d’Etats, dont la France et le Royaume-Uni, avaient menacé de boycotter la session, contre l’avis de capitales qui refusent de prendre parti, depuis le début du conflit, entre l’Ukraine et la Russie.

Ironie du sort, c’est l’un de ces pays, l’Arabie saoudite, qui devrait désormais être en situation de pourvoir la présidence du Comité. Les membres de celui-ci pourront alors se réunir en session extraordinaire afin d’organiser, faute d’avoir pu se retrouver à Kazan, leur prochaine réunion annuelle, en 2023, soit sur le territoire saoudien, soit au siège de l’Unesco, à Paris, soit dans un pays tiers.

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L’une des priorités du Comité sera de décider de classer sur la liste du Patrimoine mondial en péril le centre-ville d’Odessa. Depuis le déclenchement des hostilités, la cité portuaire, située à proximité de la ligne de front, a fait l’objet de bombardements réguliers. Son dossier de candidature a été déposé en octobre. Sept autres sites ukrainiens sont d’ores et déjà classés au Patrimoine mondial de l’humanité, dont la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev. Aucun d’eux, se réjouit-on à l’Unesco, n’aurait été endommagé par le conflit, à la différence de nombreux musées, ou monuments visés par les forces russes.

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